Massage : nos gènes les adorent

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massage jambes

Si pour certain le massage ne consiste qu’a appliquer sur le corps des pressions, étirements, pétrissages, etc., la réalité en est tout autre.

Nous vous avions déjà démontré dans un précédent article que le massage était LE remède pour les maux de dos. Il est aujourd’hui prouvé scientifiquement le lien entre le massage prodigué et l’activation de gènes anti-inflammatoires grâce à ce dernier.

Le massage est déjà utilisé par les sportifs :

On observe régulièrement en fin de match ou lors de blessures pendant un match des soigneurs, kinésithérapeutes ou masseurs, intervenir sur le terrain ou dans les vestiaires pour apporter les premières manipulations au sportif. C’est un passage obligatoire !

Les mains du professionnel sur le corps du sportif leurs permettent de récupérer plus facilement.

On retrouve également la pratique du massage dans l’Antiquité, mais les effets sur le corps n’avaient jamais été prouvés scientifiquement.

Le massage a des effets biologiques sur les cellules de votre corps :

En effet, les scientifiques se sont posé la question, à savoir « comment une pression sur le corps pouvait avoir un impact tant important au plus profond de nos cellules ?».

Il avait déjà établi que la friction des mains sur la peau provoquait une augmentation de la température, entrainant une diminution de l’excitabilité des récepteurs sensoriels à la douleur, ainsi que l’élimination de molécules toxiques du corps, comme le lactate.

Mais aucune étude dès lors sur le mécanisme génétique.

Mark Tarnopolsky de l’université Mc Master a mis découvert ce lien si mystérieux entre l’action et la réaction.

Les éléments de test :

Pour aboutir à ces conclusions, l’équipe de chercheurs a recruté 11 volontaires qui ont ensuite été soumis à une intense activité physique.

Précédemment, une biopsie avait été réalisée sur les deux jambes.

Au terme de cette activité physique les volontaires ont reçu  chacun 10 minutes de massage, mais sur une de leurs jambes, dans le but, bien entendu, de comparer les résultats.

Une deuxième biopsie a été réalisée 10 minutes après le massage, puis une troisième 2 heures et demie plus tard.

L’analyse des échantillons :

Ils ont analysé les microlésions de l’exercice et les dosages des molécules produites par les cellules (protéines, etc.) des différents échantillons.

Résultats :

Dans les cellules de la jambe massée, les molécules inflammatoires sont beaucoup moins concentrées

Comment cela s’explique ?

La pression exercée par les mains du masseur, détectée par des capteurs situés à la surface de la cellule.

Ces pressions ont provoqué la modification chimique des kinases (de petites protéines).
Les kinases sont connues pour jouer un rôle dans le processus de mécanotrasduction, soit la transformation des messages mécaniques en messages biologiques.

Mais cette modification chimique n’est qu’un début. Cela aboutit à l’activation de certains gènes aux différents effets :

  • Effet anti-inflammatoire : Le massage réduit l’inflammation et de ce fait les microlésions musculaires, comme le ferait un anti-inflammatoire.
  • Augmentation de l’énergie : le massage active une protéine fournisseuse d’énergie.

Autre résultat surprenant :

Les résultats de ses études sont très intéressants, car au-delà d’expliquer le mécanisme, ils démentent des idées reçues.

La plus surprenante est le fait que le massage ne facilite pas l’élimination des toxines !

Le bénéfice du massage est une activation des gènes et des cellules musculaires.

Les massages stimulent l’ADN

Lorsque la jambe du volontaire est massée, cette pression est transformée en information biologique, grâce à des récepteurs sensibles à la pression.

C’est ce système de gènes qui va créer l’anti-inflammatoire et l’énergie.

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Source : Sciences & Vie

 

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