Sécurité Sociale et activité sportive : la France en retard !

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On ne le dira jamais assez, le sport c’est la santé ! Et pourtant, en France, aucun organisme ne prend en charge l’activité physique des Français contrairement à d’autres pays.

La plus part du temps on déplore que les raisons d’aller dans le bon sens soient d’ordre économique et donc basé sur le rapport coût-bénéfice.

La santé n’a pas de prix, mais pas pour tous…

Pourquoi le sport c’est la santé ?

Le sport offre à celles et ceux qui le pratiquent assidûment ou moins régulièrement de nombreux bienfaits reconnus :

  • Amélioration du système cardiovasculaire
  • Meilleure oxygénation des tissus
  • Amélioration de la fonction pulmonaire
  • Amélioration du squelette
  • Amélioration du système nerveux et du cerveau
  • Amélioration du support de l’immunité
  • Etc.

Que disent les autorités ?

Pour l’académie de médecine, le sport peut sauver des vies. En effet, dans un monde où la sédentarité est responsable d’1 décès sur 10, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS), l’activité physique est une solution puissante en réponse à cette problématique.

Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative (et ex-médecin du sport) a dit dans une interview du Nouvel Observateur :

« Je veux voir quelle est la réalité de la diminution, de coûts sociaux et humains. […] Il est évident que c’est une piste sur laquelle nous voulons progresser. Mais avant, il faut mettre en place des actions concrètes en faveur du sport-santé sur les territoires, qui permettent de démontrer de manière très tangible le retour sur investissement et les économies générées ».

Les avantages d’insérer le sport dans le parcours santé :

Moins les individus font du sport, plus ils risquent de développer des pathologies, de la plus banale à la plus coûteuse pour les caisses de santé.

L’association IMAPS, qui milite pour promouvoir le sport-santé estime que :

« l’inactivité physique coûte à un pays environ 150 € à 300 € par habitant et par an ».

Ces coûts sont bien entendu supportés par la société, donc vous et moi.

La prise en charge partielle ou totale d’une activité sportive devrait selon toute logique réduire de manière sensible les coûts des traitements divers et l’on s’éloignera du « tout médicament ».

Puisque les services privilégient la notion de coût-bénéfice, jouons alors en ce sens. Le ROI (retour sur investissement) d’une prise en charge d’activité sportive pour les citoyens serait important.

Le sport remboursé par la sécu, ce n’est pas pour demain…

Je pense que l’on ne peut pas compter sur la Sécurité Sociale pour faire bouger le sujet.

Les collectivités locales pourraient alors être l’une des clefs de la mise en place d’un tel projet.

À Strasbourg par exemple, du sport est d’ores et déjà prescrit pour un profit sur le plan médical et plus précisément pour traiter des problèmes :

  • De diabète
  • D’obésité
  • Cardio-vasculaires
  • Etc.

Les patients sont alors orientés vers des activités sportives adaptées comme le vélo, la marche nordique, la natation ou la gym douce et vers des éducateurs sportifs.

Tout est financé par la ville !

Ainsi, Strasbourg espère un jour que la Sécu remboursera un jour ces prises en charge. Un investissement sur l’avenir en quelque sorte.

Qu’attend alors l’État ?

Une France en retard !

Comme dans de trop nombreux domaines (éducation, emploi, etc.), la France est trop lente à réagir malgré les exemples probants des dispositifs dans d’autres pays.

On trouve d’ores et déjà en Belgique des mutuelles qui remboursent quelques dizaines d’euros sur l’inscription dans un club sportif.

Aussi, en Grande-Bretagne, le Ministère de la Santé prévoir de lancer un système de « chèque gym » ou « piscine » pour inciter nos amis anglais à se mettre ou remettre au sport.

De leur côté aux États-Unis, les médecins américains et le sérieux Journal of the American Medical Association défendent l’idée qu’à la vue des :

« bénéfices de l’exercice physique en prévention du diabète, dans le contrôle du diabète de type 2 , et plus généralement dans l’amélioration de la santé des adultes et des personnes âgées, il est temps de réfléchir à une prose en charge par les assurances de programmes structurés d’exercice physique »

…selon les propres mots du Professeur Marco Pahor de l’Institut de vieillissement de la Floride.

En France, nous l’avons compris, l’objectif semble être de réduire les dépenses de santé à court terme. La « cure » est malheureusement privilégiée sur la prévention.

Cela me fait penser qu’en Chine, un bon médecin est celui qui a une salle d’attente vide. La prévention est privilégiée. Plutôt prémunir que guérir, et ça marche !

Quelle suite ?

La ministre Valérie Fourneyron a déclaré :

« l’expérience de Strasbourg va permettre de voir quelle est la réalité de la diminution des coûts sociaux et humains. La question de la prise en charge suivra naturellement. Mais je le répète : faisons d’abord passer le message que l’activité physique est bonne pour la santé ».

Malgré les exemples probants dans différents pays et le message relayé par des professionnels du sport et de la remise en forme, rien ne bouge.

Malgré un ROI inévitablement important, il semblerait que l’État ne soit pas encore assez « sensibilisé ». Pourtant, dans une vision à moyen terme, l’investissement en vaudrait la chandelle à l’heure de la quête d’argent pour renflouer les caisses.

La sédentarité est néfaste pour la santé, la remise en forme est une solution idéale et fiable pour la mise en place d’une véritable politique de santé publique !

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2 Commentaires

  1. A choisir, je préfere que notre sécu nous rembourse tous nos frais médicaux (pas comme aux USA par exemple), que rembourser nos abonnements annuels dans une association sportive.
    Mais il est vrai qu’une aide aux familles dévaforisées, pour pouvoir s’inscrire dans des clubs de sports, serait un plus social vraiment intéressant, surtout que outre les bienfaits sur la santé, le sport éduque et ancienne des valeurs importantes.
    A noter aussi que, tout de même, pendant toute la période scolaire en France, nous avons accès gratuitement aux sports, ce qui n’est pas le cas partout, même chez nos confrères européens.

  2. En retard c’est vrai, mais ceci dit il ne faut pas enlever a la france l’un de ces plus grands points fort, que nombre de pays nous envie ! Notre force d’innovation, nombre de start-up en liens avec le sport et en liens avec la santé sont créer en france ! et je trouve que cela est un bon point ! Mais votre article soulève malgrés tout des points de débats.

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