Alcool : un ennemi pour notre cerveau, étude à l’appui

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alcool abime le cerveau

C’est la première fois que les effets de l’alcool sur le cerveau sont démontrés sur une telle durée, avec autant de personnes qui avaient en moyenne 46 ans au début du suivi de leur consommation.

Les chercheurs de l’INSERM et de l’University College London (au Royaume-Uni) ont diffusé leurs travaux et leurs résultats édifiants dans la revue Neurology.

Sans être alcoolique, mais en consommant au moins 2 verres par repas, les neurones et leurs réseaux de connexion souffrent déjà.

Comment l’alcool agit sur le cerveau ?

Les connaissances des effets de l’alcool sur le cerveau sont solides.

On sait que l’alcool excite le neurone, épaissit sa membrane et finit par la détruire.

Pour rappel, l’alcool est déjà la 1ère cause de démence avant 60 ans.

Principe de l’étude :

Pour mener cette grande étude épidémiologique, 2.099 femmes et 5.054 hommes ont été suivis et soumis à des tests cognitifs.

Bière, vin, spiritueux, les individus suivis dans cette vaste étude anglaise ont répondu à 3 questionnaires sur leur consommation d’alcool, pendant 10 ans !

Ensuite, ils ont passé 2 séries de tests cognitifs à 5 ans d’intervalle.

Les tests consistaient à étudier leurs fonctions exécutives et leur mémorisation. Soit une étude de leurs capacités d’attention et de raisonnement dans le but d’atteindre un objectif.

Résultats de l’étude :

Les plus gros buveurs d’alcool obtiennent des résultats nettement moins bons que les autres.

Les personnes qui consommaient 3 à 4 verres par jour avaient une perte de mémoire et de résonnement plus importante que le reste de la population.

En termes de nombre d’années, on peut évaluer qu’un individu qui a une consommation de 3 à 4 verres par jour et âgée de 55 ans aurait un déclin cognitif équivalent à une personne qui aurait 61 ans, soit 6 années de vieillissement en plus.

Séverine Sabia de l’University College London rappelle que globalement le déclin cognitif débute à environ 45 ans.

Conclusion :

L’étude démontre que finalement, avec des quantités pas très importantes d’alcool, on a déjà une altération cognitive et cérébrale.

Par des consommations régulières et/ou massives, on abîme son cerveau, de plus en plus avec le temps et en fonction de la consommation.

La menace de l’alcool menace de plus en plus les jeunes, car la toxicité neurologique est particulièrement forte sur les cerveaux des adolescents adeptes du binge-drinking (jeu stupide consistant à boire beaucoup et très vite).

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3 COMMENTS

  1. Il est vrai que l’alcool n’est pas notre meilleur ami.
    En effet, il dérègle le cycle de sommeil, cela fait grossir, et l’alcool nuit aux vitamines.
    Merci pour cet article cela peux faire réfléchir les buveurs occassionnels

  2. Merci pour cet article. Le contenu est vraiment très riche vu que c’est en partie le résultat d’une étude bien œuvré notamment sur les personnes alcooliques. Et Mickael a raison, ceci constitue un message pour les buveurs afin de prendre conscience des dégâts que l’alcool fait à leur cerveau.

  3. Il est bien dit que l’alcool est l’ennemi de notre cerveau et des études le démontrent. Donc, je trouve que vous avez bien fait d’avoir publié cet article afin de conscientiser des personnes qui les prennent. Car le nombre de personne qui boivent de l’alcool n’a pas cessé d’augmenter.

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